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Entrevue de CTL avec Mark Seymour de Kriska
Affiché le 19 avril 2007
CT&L : Félicitations pour votre avoir été nommé à la prestigieuse liste des 50 sociétés
les mieux gérées pendant sept années consécutives. Mais j’ai remarqué que vous ne faites pas du surplace
lorsqu’il s’agit du réglage précis de vos opérations. Il y a environ un an, vous avez annoncé le lancement de
votre division du contrôle de la température. Vous possédiez de l’équipement de contrôle de la température et
vous offriez déjà du service aux clients depuis plusieurs années. Pourquoi avez-vous maintenant décidé de séparer
ce secteur de vos opérations générales de fret?
Seymour : Les aliments représentent une partie importante de nos affaires et cela a toujours été le cas. En
raison de sa nature, le transport de produits à température contrôlée peut être risqué s’il n’est pas bien
administré, soit par le conducteur ou les employés des opérations qui doivent poser les bonnes questions au
client pour le réglage de la température. Nous avions besoin d’utiliser nos conducteurs attitrés et notre
personnel des opérations attitré afin de vraiment démontrer notre engagement à l’égard de ce service. Je crois
que les clients sont encouragés par le fait que nous avons réuni nos services par divisions et réellement mis les
compétences de base en place pour les gérer très efficacement. Nous avons aussi commandé d’autre équipement cette
année afin d’élargir nos activités. Nous avions environ 70 unités et nous prévoyons en ajouter environ 15 de
plus.
CT&L : Quels sont les défis auxquels vous êtes confrontés lors du transport transfrontalier des produits
alimentaires?
Seymour : Au cours des douze derniers mois, nous avons mis sur pied un service des douanes dirigé par un
spécialiste dans le domaine afin de toujours être au courant des faits nouveaux et d’être en mesure de les gérer
de manière proactive, soit par de la formation ou de la technologie. Notre objectif ultime consiste à faciliter
le plus possible le passage à la frontière pour nos clients et nos conducteurs. Ceux qui sont très naïfs à propos
des règlements ou qui sont incapables de prévoir les tendances devront endurer de longs délais d’attente. Nous
savons que si nous ne faisions pas ce travail, nous ne pourrions pas survivre. Mais, dans les faits, ce n’est pas
tout le monde, incluant nos clients, qui soit pleinement conscient des investissements de l’industrie pour
assurer un passage aisé à la frontière. Ce sont ces investissements qui facilitent la tâche et la participation
des expéditeurs est cruciale.
CT&L : Vous avez formé un partenariat avec St. Lawrence College pour introduire un Programme de certificat de
leadership. Pouvez-vous nous en dire plus à propos de ce programme et pourquoi vous considériez qu’il était
nécessaire d’y participer?
Seymour : L’une des initiatives de notre processus de planification stratégique consiste à investir dans nos gens
et cela signifie l’ensemble de notre personnel, qu’il s’agisse des conducteurs de camions ou des personnes qui
les appuient. Nous estimions que, au cours des années passées, une bonne part de l’énergie avait été consacrée à
la formation des employés qui conduisaient nos camions et nous désirions investir dans d’autres domaines de notre
entreprise. Nous avons donc formé un partenariat avec St. Lawrence College pour établir un programme de
leadership en vue d’investir dans nos employés qui ne conduisent pas des camions, mais qui sont des leaders
futurs de notre organisation au niveau des superviseurs ou des cadres intermédiaires. Des éléments de ce
programme sont très pertinents pour les domaines du développement personnel et du perfectionnement des cadres. Il
y a environ 15 personnes qui y participent et plutôt que les envoyer dans différentes directions, toutes les deux
semaines, ces employés se retrouvent le mardi pour participer au programme et ils ont l’occasion d’apprendre
ensemble. J’aimerais croire que plus nous investissons dans nos gens, plus nous les sensibilisons à l’égard du
besoin de perfectionnement continu ainsi que de la gestion des relations et de l’excellence en matière de
service. Ce sont tous des éléments importants du programme de développement du leadership. Il ne s’agit pas
seulement d’enseigner à nos employés comment ils peuvent devenir des leaders, mais de les aider à comprendre
pourquoi le leadership est important et pourquoi eux, et les employés qu’ils dirigent, seront des agents
différenciateurs pour notre entreprise. Lorsque nous investissons dans nos gens, nous investissons en bout de
ligne dans nos clients. C’est donc un investissement judicieux.
CT&L : Apporterez-vous de nouvelles améliorations à vos capacités techniques en 2007?
Seymour : Il y en aura certainement quelques-unes liées à l’initiative frontalière ACE. Nous répondons déjà aux
normes et nous utilisons ACE avec des clients capables de le faire avec nous. Au cours de la dernière année, nous
avons aussi investi dans un outil de rendement et de marge de profit qui nous aide à mieux identifier quels
clients, quels trajets et quels tarifs contribuent positivement ou négativement à nos marges de profit. Pendant
longtemps, notre industrie a vraiment géré les revenus soit de manière émotive ou selon ce que le marché pourrait
supporter. Dans le cadre de nos discussions de planification stratégique, nous avons décidé que nous devions
adopter une approche plus sophistiquée. Nous pourrons continuer d’établir les tarifs de notre entreprise selon
des méthodes traditionnelles dans les instances où c’est ce que le marché supportera, mais il est préférable de
savoir ce qui se passe exactement en fonction de chaque client et de chaque trajet au lieu de se contenter de
constater les faits. En bout de ligne, nous devons être raisonnablement satisfaits que nos actes contribuent à la
santé de l’organisation et cela été un outil puissant pour nous aider avec cette orientation.
CT&L : Vous avez personnellement accru votre visibilité au sein de l’industrie, en assumant le poste de
président du conseil de l’Ontario Trucking Association. Selon vous, quels sont les grands défis que vous et vos
clients devront relever ensemble au cours des prochaines années?
Seymour : Les expéditeurs sont continuellement en quête de façons de réduire les coûts. Les coûts d’achat et
d’exploitation de l’équipement sont en hausse, nos coûts de main-d’œuvre augmentent et le prix du carburant
évolue continuellement. En tant qu’industrie, nous devons relever le défi de la réduction de nos coûts afin de ne
pas devoir aller à nos clients et offrir continuellement des économies. Nous devons plutôt éliminer le gaspillage
– à la frontière, lors du temps alloué au trajet, à la cueillette, durant la livraison, etc. Ensemble nos clients
et les fournisseurs qu’ils ont choisis nous aideront à trouver des façons d’y parvenir. Si nous pouvons
travailler ensemble pour éliminer le gaspillage et l’inefficience, cela procurera deux avantages : cela nous
permettra de garder nos coûts bas ou peut-être même de les réduire et, deuxièmement, cela aidera à attirer et à
conserver des gens dans cette industrie en minimisant la frustration. |